J’ai perdu mon empathie…

Être un membre de l’entourage/proche aidant d’une personne vivant avec un trouble de santé mentale peut être demandant et exiger de puiser régulièrement dans nos réserves d’énergie, de patience, d’empathie et de compassion.
L’empathie fonctionne comme un simple miroir des émotions de l’autre, alors que la compassion découle d’un sentiment plus grand de bienveillance qui inclut la volonté d’aider la personne en souffrance. La fatigue ou l’usure de compassion survient quand :
- On dépense tellement d’énergie à écouter, à essayer de comprendre et à soutenir l’autre qu’on s’épuise soi-même.
- On passe beaucoup de temps à penser aux besoins et au bien-être de l’autre qu’on en vient à négliger nos propres besoins.
La fatigue ou l’usure de compassion se développe au fil du temps. En sachant quoi surveiller, nous pouvons repérer les signes avant-coureurs. Voici quelques symptômes :
- De la colère, de l’inquiétude, de l’anxiété, voire de l’intolérance.
- Un sentiment de détachement et/ou de perte d’intérêt.
- Un fort sentiment d’impuissance.
- Une forte émotivité.
- Un besoin de s’isoler.
- Une remise en question du sens de la vie.
- Des difficultés de sommeil, de la fatigue, de l’épuisement.
- Etc.